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Ghiglione, Anna

Professeure titulaire

  • Nom d'usage chinois : An Wenxue 安文雪

Contact:

  • Telephone 514-343-6111 #39895 Pav. 2910 EDOUARD-MONTPETIT \ Ext. 430
Ghiglione, Anna

Presentation

En guise de dialogue

Pourquoi la Chine ?

L’intelligence et la beauté de l’écriture chinoise sont à l’origine de

mon choix intellectuel. La paléographie (interprétation d’anciens codes

graphiques) m’a orientée vers la sinologie. Mon sinogramme préféré est

wén 文, qui signifie entre autres « culture lettrée ».

Que signifie être sinologue ?

Contribuer à l’avancement des connaissances d’un aspect particulier de

la culture chinoise en appliquant des méthodes d’analyse directe (ex. :

exégèse de sources chinoises, enquêtes sur le terrain). Les diplômes

sanctionnent l’appartenance  à la catégorie des sinologues. Voici trois

étapes de ma formation universitaire :

1993                 

Doctorat en études de l’Extrême-Orient (Chine),  Université Paris 7,

Département de langues et civilisations de l’Asie orientale.

1988                 

Diplôme d’études approfondies (D.E.A.) en études de l’Extrême-Orient

(Chine), Université Paris 7, Département de langues et civilisations de

l’Asie orientale.

1987                  

Maîtrise en langues et littératures orientales (chinois), Université de Venise, Faculté des

langues et littératures orientales.

Combien de temps faut-il pour devenir sinologue ?

Le penseur confucianiste Xunzi me suggère cette réponse : « Un homme

[moralement] noble affirme que l’étude est interminable »  (premier

hapitre de l’œuvre éponyme, IIIe s. av. notre ère). J’ai environ 36 ans

d’expérience dans mon domaine. Mon professorat à l’Université de

Montréal a débuté le 1er juin 2002. On ne cesse jamais d’apprendre.

Peut-on voyager en Chine ?

Le peuple chinois est accueillant, dynamique et cordial. Mon premier

séjour en Chine date du début des années 1980. En 2012-2013, pendant 12

mois, j’ai été professeure en échange à l’Université de Pékin.

Faut-il être « pratiquant » pour maîtriser le mysticisme oriental ?

 Il est recommandé d’adopter une attitude objective et anthropologique, en se situant à la

place de l’Autre sans insister sur les jugements de valeur.

Une formation en philosophie chinoise est-elle utile ?

Elle a façonné ma vision de l’homme et du monde en enrichissant mes

modes de communication et d’intelligibilité.  J’ai eu la grande chance,

et un peu de mérite, d’obtenir régulièrement des bourses, des charges de

cours ou des conférences au sein d’établissements universitaires

français (Paris 13, Bordeaux 3, Collège international de philosophie,

École pratique des hautes études), des subventions d’organismes

canadiens (FQRSC, CRSH) et chinois (Université de Pékin, Institut

Confucius), ainsi que la permanence à l’Université de Montréal.  

Research expertise

Ma contribution la plus importante à la sinologie est la traduction intégrale (du chinois classique en français), annotée et commentée du Mozi, l'un des textes fondateurs de la pensée chinoise (PUL, 2018).

Le fil conducteur de mes recherches est l'imaginaire sous-jacent à la langue et à la pensée chinoises. J'analyse, en particulier, la relation entre les images linguistiques (métaphores, allégories) et visuelles, entre l'imagination et la conceptualisation au fil de textes issus de courants aussi divers que le confucianisme, le bouddhisme, le taoïsme et le moïsme.

Sur le plan méthodologique, je m'applique à la fois aux études philologiques (analyse et traduction de textes ou d'extraits pertinents) ; j'ai effectué des enquêtes ponctuelles sur le terrain (en Chine, dans le cadre de l'Université de Pékin) et j'ai collaboré directement avec des peintres et des calligraphes afin de transmettre la pensée chinoise par les images.

J'ai réalisé une exposition d'oeuvres originales à Pékin (été 2013 : peintures paysagères, lithographies, calligraphies, etc.), qui a pris une nouvelle forme à l'Université de Montréal, au Carrefour des arts et des sciences, à compter du 4 février 2014 : La Chine des Sages en images ; puis, partiellement, à la Bibliothèque des lettres et sciences humaines.

Mes déplacements vers les hauts-lieux des la civilisation chinoise (sites historiques, ateliers, ruines, chantiers, centres documentaires, etc.) me permettent de suivre, voire de contribuer activement - en tant que sinologue - au processus de récupération systématique d'un héritage culturel millénaire. Cette tâche, qui relève de l'humanitaire, renforce en effet, mes intérêts intellectuels.

Areas of expertise

Current projects

  • Élaboration d'une monographie sur la pensée chinoise ancienne.

Publications

Monographies

Mozi, texte intégral traduit, annoté et commenté, Québec, Les Presses de l'Université Laval, 2018 (coll. "Histoire et culture chinoises", dir. par Shenwen Li).

Regards contemporains autour de la pensée chinoise ancienne (<span lang="ZH-CN" style="font-size:12.0pt; font-family:

SimSun">现代眼光看中国古代思想<span lang="ZH-CN" style="font-size:12.0pt; font-family:

SimSun">),Tianjin, Renmin meishu

chubanshe 天津人民美术出版社, 2013.

La vision dans l’imaginaire et dans la philosophie de la Chine antique, Paris, You Feng, 2010.

L’expérience religieuse en Chine. Sagesse, mysticisme, philosophie, Paris; Montréal,  Médiaspaul, 2009.

La pensée chinoise ancienne et l'abstraction, Paris, You Feng, 1999.

Autres contributions récentes

 

« Les vérités du confucianisme. Esquisse

d’une ‘chorégraphie’ morale », Actes

du colloque « Vérité et religion, 2015 » de la Société francophone de

philosophie de la religion, Strasbourg, Presses universitaires de

Strasbourg, 2017.   

 

« Lettrés chinois, perroquets et barbares. Les premiers médiateurs

de la diversité linguistique en Terre de Chine », dans Rencontres

et médiations entre la Chine, l’Occident et les Amériques. Missionnaires,

chamanes et intermédiaires culturels, Shenwen Li, Frédéric Laugrand et Nansheng

Peng (dir.), Québec, Presses de l’Université Laval, 2015, p. 427-457.

 

 

 

« Le

discernement moral dans la Chine antique. La critique moïste de la guerre

offensive », Théologiques. Le

discernement, 22/2, 2015, p. 51-67.

« L’imaginaire durandien et la pensée chinoise. Corrélations

anthropologique entre deux océans », dans L’Imaginaire

durandien. Enracinements et envols en Terre d’Amérique, Raymond Laprée et

Christian Bellehumeur (dir.), Québec, Presses de l’Université Laval, 2013, p.

39-60.

 « Itinéraires

bachelardiens, voies sinologiques » Bachelardiana. Bachelard/Héritage,

 2012, vol. 7, p. 59-66.

 

« Approche sémiotique exploratoire des

paraboles et des images langagières du Sūtra

du Lotus », Protée. Sémiotique et bouddhisme, 2011, 39/2, p. 45-53.

 

« Human work in

ancient Chinese Thought (5th-3rd century B.C.E.). An

Axiological Reflections », dans Ideals. Norms. Values.

The 6th International Conference for Oriental Studies (Torchinov Readings). 2010, February 3-6, Sergey

Pakhomov (dir.). Saint-Petersburg: Faculty of Philosophy of SPSU, 2011, p.

284-291.

 

 

Courses given in the Department this term

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